Comment vivait-on heureux au Moyen-Âge? C'est ce que nous allons découvrir maintenant.
La visite commence dans la cour d'honneur, face à la tour.
Nous allons maintenant découvrir les traces les plus anciennes de vie dans la maison. Elles datent de 1405, année de construction. Nous découvrirons ensuite les manières d'être heureux chez soi à chaque siècle jusqu'à nos jours.
En 1471, 1484, 1524, se succèdent les propriétaires.
En gravissant les marches de la cave actuelle nous passons sous l'emplacement de l'ancienne coursière. En haut des escalier, tournons nous vers la tour. Nous apercevons au rez-de chaussée la trace de l'ancienne porte . au dessus, nous découvrons encore une trace de porte très ancienne. en face de cette porte (premier étage) se trouvait une porte effacée par le dernier ravalement. Ces deux portes étaient reliées par un balcon de bois nommé "coursière". Ce passage desservait les trois pièces de l'étage au XVème et au XVIème siècle. Il était couvert et permettait d'éviter la construction de couloirs intérieurs (inconnus à l'époque).
à l'époque de Monsieur de Brénezay (1593).
Nous ne savons pas à quelle époque cette coursière a disparu. Nous envisageons de la reconstruire. Nous retrouverons, alors, une fonction bien pratique d'abri pour les visiteurs les jours de pluie.
Observons, à gauche de la tour la trace de la limite ancienne de la maison. Il s'agit d'une succession de moellons de tuffeau formant colonne sous le crépi décati.
En marchant vers la petite porte du potager nous découvrons l'orangerie; à l'origine, une chapelle, consacrée en 1771 période pourtant peu propice (sur le plan historique) à ce genre d'initiative.
La tour a été construite à la fin du Moyen-Age pour desservir les étages et défendre l'entrée de la maison. En 1471, Guillaume Dandin est le seigneur du Bois-Briant.
La meurtrière située face à la fenêtre de la cuisine témoigne de la fonction défensive de la construction à une époque (le début du XVème siècle) où la sécurité se gagnait sur le terrain de l'architecture. En 1484, Bertrand Dandin est le seigneur du Bois-Briant.
Une des fonctions vitales, indispensable au bonheur, que ce sentiment de sécurité. Une des manières les plus simples d'assurer cette fonction consistait, il y a 600 ans, à enfermer les habitations derrière de hauts murs. A Bois-Briand, de tels murs enfermaient le château et la ferme.
Enfonçons-nous dans les sous-bois situés face à l'entrée de l'orangerie. Nous allons découvrir dans les murailles la trace des portes de la propriété. Nous remarquons une large porte cochère flanquée de portes plus récentes (sans doute le XVIème et le XVIIème siècle).
Cette entrée de la propriété permettait d'aller en droite ligne au Moulin du Bois-Briand et au port sur la Loire situé à la hauteur de l'actuel "Bois des Anses".
Les murs ceinturaient la propriété. Ils étaient percés de meurtrières que nous retrouverons sur la façade nord du bâtiment des communs. Les murs ont une hauteur moyenne de 5 mètres. Certains ont été enduits au XVIIIème siècle d'un enduit rose dont nous trouvons encore la trace dans les joints des tuffeaux de la tour et sur la façade aveugle de la chapelle-orangerie.
Cette couleur rose surprend. Nous nous sommes tant habitués à la grisaille des façades anciennes que nous avons peine à penser qu'au XVIIIème siècle, le bonheur avait la couleur rose du crépi que vous découvrez à votre droite et la couleur bleu roi des balcons de la ville de Nantes.
Lorsque vous êtes arrivés à l'extrémité sud du potager (entrée de l'orangerie), veuillez vous arrêter et passer à l'étape suivante.
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