Dans le couloir, sur la gauche, empruntons l'escalier de la tour. Cet escalier à vis ouvrait sur la gauche sur une petite porte, maintenant murée. six marches plus haut, on trouve la statue d'une figure de singe (les oreilles, le nez, les yeux émergent du ciment déposé là voici quelques dizaines d'années).
Au Moyen-Âge, on plaçait, au détour des escaliers, des figures du diable pour effrayer les visiteurs animés de mauvaises intentions.
Lorsque nous invitons nos hôtes à gravir les marches et que nous leur demandons (arrivés dans leur chambre) s'ils ont remarqué une statue du diable, la réponse est toujours négative.
Nous expliquons, alors, qu'ils n'ont pu la voir dans la mesure où cette statue n'est perceptible qu'aux yeux mal intentionnés.
Immanquablement, il nous faut, alors, organiser une seconde "montée" dans la tour. Même avertis de l'existence de la fameuse statue, les visiteurs ont encore bien du mal à la découvrir.
Venez faire l'expérience, vous-même!
Nous parvenons au premier étage. A droite se trouvait une porte débouchant sur la coursière.
La tour de Bois-Briand est un corps de bâtiment octogonal demi-hors-oeuvre
sur le pan. "demi-hors-oeuvre"; signifie engagé pour la moitié de son
volume dans le corps de logis principal. "sur le pan" signifie
"engagé sur un des pans". La souche de la tour (c'est-à-dire la
partie basse, engagée dans le corps de logis principal) représente la
quasi-totalité de la hauteur globale de la tour. Les parties hautes comprennent
une toiture à faible pente.
Nous sommes dans le couloir. La fenêtre sud permet, une fois encore, de découvrir le Bois des Anses et les collines du vignoble nantais. A droite, une autre fenêtre est encadrée de coussièges, caractéristiques du Moyen Âge. Les fenêtres qu'ils encadraient comportaient des meneaux. Un croisillon de pierre sur lequel des morceaux de verre étaient assemblées à la manière des vitraux.
L'échauguette, au bout du couloir, abrite depuis plusieurs siècles des toilettes.
Gravissons les marches de la tour pour rejoindre le deuxième étage. Nous découvrons au sol la tomette d'origine. Ces carrés de terre cuite de 11 centimètres de côté pavaient, selon toute vraissemblance, l'ensemble de la maison. Le torchis que l'on découvre sur les cloisons appartient à la même tradition de construction à base de terre.
Le tuffeau, la terre cuite, le torchis. Trois composants poreux, constitutifs du bonheur de vivre dans les maisons anciennes. Nous retrouverons ces élements dans la ferme et les détaillerons, alors.
Au deuxième étage, nous retrouvons la trace de coussièges de part et d'autre des lucarnes murées.
Quelle forme avaient donc ces lucarnes avant leur destruction? Entrons dans le grenier central. Nous trouvons une grande fenêtre fermée par un volet de bois. Sur les murs, des inscriptions du XVIIIème siècle. On peut penser que ces lucarnes ont été construites au XVIIème siècle, au moment où fut bâtie l'extension nord de la maison.
En 1593, Antoine de Brénezay est le seigneur du Carcouët et sieur de Boysbrient.
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