En 1593, Antoine de Brénezay est le seigneur du Carcouët et sieur de Boysbrient.
Armes: D'argent à la fasce de gueules, accompagnée de trois roses de même, 2.I.
"Le 28 décembre 1579, en assemblée générale, a esté à la pluralité des voix esleu et chouaisi noble homme maistre Anthoine de Brénezay, advocat du roy au siège présidial de Nantes".
"La cérémonie de l'installation a eu lieu le 2 janvier 1580. L'ancien maire prit le serment du nouveau lui remit les sceaux, le cachet et les clefs des archives de la ville. Après la messe, les membres du corps de ville estant de retour en ladite maison commune, rue de Verdun, a esté advisé que pour l'advenir le bureau ordinatire itendra en icelle".
Antoine de Brénezay est nommé sénéchal en 1592.
Il est délégué à la réformation de la coutume à Ploërmel.
Il a une fille: Françoise.
Antoine de Brénezay, dont la première femme, demoiselle Jehanne André, mourut en 1580 et fut inhumée, dit Travers, avec de pompeuses funérailles, se remaria à Saint-Nicolas le 24 novembre 1583 avec demoiselle Louise de Mirande.
Un Mathieu du Brénezay fut nommé maître des comptes par le duc de Mercoeur en 1595 et sa nomination fut confirmée par Henri IV en 1598 (Fourmont, Histoire de la Cour des Comptes, page 318).
Source: Livre Doré de la Ville de Nantes, Cornulier Comté nantais, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère IX 200, Pr. de dom Mor, III 1326, 1553).

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Répartition politique des officiers du Présidial de Nantes en 1589
"En 1589, sur les deux avocats du roi (R.Mésanger et Antoine de Brénezay), l'un est loyaliste, l'autre est ligueur".
"Le gouverneur pourvoit aux postes les plus importants soit en considérant les magistrats loyalistes comme rebelles et déchus, de fait, de leur charge – c’est le cas du sénéchal Julien Charette remplacé par Antoine de Brénezay – soit en établissant des commissaires chargés de remplacer les ennemis, comme le président du Parlement ligueur Pierre Carpentier qui prend la place du président Harouys, ou Pierre Biré, successeur de Brénezay au poste de premier avocat du roi en 1590, qui occupe en outre celui du procureur La Bouessière par commission".
"Le sénéchal Julien Charette est remplacé, à ce poste, par Antoine de Brénezay".
"Pierre Biré est successeur au poste de premier avocat du roi, en 1590".
"La réputation ligueuse de certains membres du Présidial dépasse les murs de cette institution. C’est le cas d’Antoine de Brénezay. Premier avocat du roi au Présidial depuis au moins 1575, il saisit l’occasion d’ascension dans la hiérarchie des offices que la Ligue pro- pose aux magistrats compétents et fidèles. Présent aux États généraux de Blois, théâtre de l’assassinat du duc de Guise en 1588, il est pourvu, grâce à Mercœur, avocat du roi au Parlement ligueur le 5 janvier 1590. Mais c’est surtout au sein de sa cour d’origine, qu’il se distingue, puisque, comme on vient de le voir, le 2 avril 1590, il devient sénéchal de la ville, les ligueurs estimant l’office « vacant par la forfaiture de maître Julien Charette» qui a gagné le camp loyaliste à Rennes. Le prestige et l’importance de cette fonction dans la cité l’amène à représenter Nantes aux États ligueurs de Vannes en 1592. Celui que l’on peut supposer être son fils, Matthieu de Brénezay, entre, en outre, à la Chambre en 1597 (Arch. dép. de Loire-Atlantique, B 605, f° 161.)".
Fin de la carrière d'Antoine de Brénezay
"Le devenir des contemporains de la Ligue et de leur famille
Il est indispensable de considérer le devenir professionnel des différents magistrats impliqués dans les troubles, afin de déterminer si, oui ou non, les prises de positions des années ligueuses ont eu une influence décisive sur leur avenir et celui de leur famille.
Réglons tout d’abord le cas bien particulier de ces officiers écartés en 1598 parce qu’ils occupaient des postes de commandement déjà dévolus à des loyalistes exilés. Il s’agit d’Antoine de Brénezay, Pierre Bidé, Pierre Biré et Guillaume Le Vavasseur. Aucun de ces dirigeants du Présidial ligueur n’est réintégré, et leur carrière s’achève en 1598. On n’a en tout cas plus trace de leurs activités après cette date, à l’exception de celles de Pierre Biré que l’on retrouve « professeur royal des droits en l’université de Nantes » en 1607 84. Brénezay, déjà âgé, meurt assez vite en 1606, mais Pierre Bidé, dont le décès intervient en 1611, et Guillaume Le Vavasseur, toujours vivant en 1620, n’exercent plus de charge publique après la Ligue. La paix de 1598 met donc fin à leur carrière".
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