Note sur l'iconographie de cette notice.
Les photographies illustrant la notice du décès de Laure Gaigneron de Marolles (ainsi que d'autres notices relatives à des évènements s'étant déroulés du 18ème au 20ème siècle) sont extraites du film "Alice au pays des yaourts". Ce film a été tourné à Bois-Briant en mars 2006 par les Films du Balibari et une société de production parisienne.
Dans la présente notice nous avons traité les trois illustrations comme des "vanités"; c'est à dire des représentations symboliques de la mort. Celle-ci étant suggérée (ici, par un repas inachevé).
"Le 13 septembre 1829, à neuf heures du matin,
Monsieur Charles de Kersabiec, propriétaire,
demeurant à Nantes, rue Malherbe (31 ans)
et Joseph Millet, laboureur (42 ans),
demeurant au Bois-Briand en cette commune.
Ils ont déclaré qu'hier, à 5 heures du soir,
est décédée au château du Boisbriand,
demoiselle Rose-Louise Césarine Laure Gaigneron de Marolles,
fille de Monsieur Joseph Nicolas Michel Gaigneron de Marolles
et Dame Rose Anne Budan, propriétaire,
née en 1801 à Elisabeth Town dans létat de la Nouvelle Jersey, Amérique Septentrionale
et les comparants ont signé avec nous".
Registre d'Etat Civil de Doulon.
Charles de Kersabiec est le propriétaire du Grand-Blottereau
Est-il un ami intime de Laure?
En l'An VIII, le Grand-Blottereau appartient à Siochan de Kersabiec.
Le Grand Blottereau sera vendu en 1823 à Law de Lauriston.
"La mort l'arrêta dans une carrière dont nul ne pouvait prévoir l'avenir:
elle mourût!
elle qui alliait la noblesse de l'âme à la noblesse de famille,
la pureté d'un ange au génie de l'homme;
elle, riche de tout ce qui devrait rendre heureux dans la vie:
les dons de la fortune et ceux de l'intelligence, la tendresse inquiète de la famille et
la bienfaisance discrète pour le pauvre, le culte pieux et la douce tolérance qui font
pardonner la croyance par l'incrédulité même... Elle mourut; elle qui avait de si beaux
jours devant ses regards... Lettres, sciences, beaux-arts, elle semblait avoir tout
deviné plutôt que tout appris... C'était trop pour une femme si jeune encore, et Dieu
sembla l'appeler à lui comme pour donner une mission divine à cette âme supérieure
qu'il trouvait trop pure pour ce monde...".
Les Gaigneron de Marolles auraient vendu Bois-Briant aux Olivier Mairy.
"Death stopped her in a career whose future was unpredictable.
She personified soul nobility together with family nobility.
The purity of an angel with the genious of a human being.
She owned all the wealth that can make one happy in life:
gifted with financial wealth and intelligence,
a tender family, a sincere interest for the poorest,
she practiced christian values starting with tolerance .
She died.
She had so nice days facing her eyes...
Litterature, sciences, arts, ...
It seems that she guessed everything without having to learn it.
Was it too much for a woman so young?
Maybe God brought her to him to give a divine mission to this superior soul that He found too pure for our world".
"L'origine de la famille Jollimon Gaigneron de Marolles est tourangelle. Elle remonte à Jean Gaigneron, sieur de la Grandière, lieutenant particulier à Loches en 1454. Donc une famille originaire du Lochois, établie à la Martinique, semble-t'il avant 1650, dans le quartier du Lamentin, dont les alliances se font aussi bien avec la noblesse qu'avec la bourgeoisie commerçante, comme il arrivait souvent aux Antilles. Par ces alliances dans le milieu du négoce, cette famille tourangelle acquiert des attaches avec notre pays. Familles alliées: le Chevalier de Montespin (en Martinique), les Maupertuis, de Labbadie (oncle bordelais de Laure). Joseph Nicolas de Marolles a épousé Rose-Anne Budan, d'une famille de marchands nantais habitant la Fosse, qui a acheté vers 1750, une charge anoblissante de Conseiller du Roi - famille bourgeoise d'origine ancienne et qui fournit au XVIIIème siècle (1733) un échevin, juge-consul à la Ville de Nantes - une branche de cette famille est implantée à la Guadeloupe, d'où l'origine probable des biens du ménage - une autre branche, les Budan de Russé, habite le Saumurois". Une dame de Marolles a donné une grosse somme d'argent au Duc de Bouillé, gouverneur de la Martinique à l'intention des insurgés américains et pour financer une expédition pour leur venir en aide. Gilles Perrault a écrit un livre sur cette époque: "La revanche américaine". En remerciement, le roi Louis XVI a offert une pendule et un service de table (nappe) représentant la bataille de Fontenoy. Ce service est toujours chez Alain de Marolles. La famille avait servi Franklin et la cause de l'indépendance des Etats-Unis avec les Budan du Vivier, Leray de Chaumont, Gruel, Tessier, Peltier du Doyer, Monthieu, Penet, Dacosta de La Closille, Lincoln, Linsens, Poydras. Toutes ces familles se fréquentaient à Nantes et une grande solidarité les reliait. Les Marolles ont possédé à Nantes, 26, rue de la Bourdonnaye, une maison entourée de plusieurs hectares de parc. Cette maison a été vendue après la guerre. Les dernières représentantes de la famille se sont éteintes avenue Allard, à leur domicile vers 1956. Papin Dupont, dit le saint-homme de Tours, a été béatifié récemment. Le procès en béatification a été instruit par les moines bénédictins de l'abbaye de Solemmes. Un ouvrage a été écrit sur sa vie par un abbé de Tours au XIXème siècle. Papin aurait retrouvé le tombeau de Saint-Martin. Sa fortune considérable a été affectée à des oeuvres religieuses. Plusieurs prêtres seraient encore financés aujourd'hui par les fruits de ces dons à Tours. Sa correspondance est chez les moines de Solemmes. Des Marolles sont rentrés de Martinique du temps de Louis XVIII et se sont établis (après Nantes et Bordeaux?)place du Palais Bourbon à Paris. Une soeur d'Hortense de Beauharnais a épousé un Marolles. Napoléon III est venu à Nantes à l'occasion de la communion de sa filleule. Une généalogie très détaillée se trouve à Fercé dans la propriété des Marolles (Sarthe). Sources: Alain Gaigneron de Marolles, 4, rue de l'abbé Gillet - 75116 Paris


je n'ai pas les renseignements sur ce que vous demandez, mais ayant fait une étude sur toutes les branches Budan, j'ai bien sur été intéressé par les détails sur Laure Gaigneron de Marolles
Par contre pouvez-vous me dire ce que sont devenus les descendants de sa soeur Amélie qui a épousé Adrien Richard de Beauchamps, dont 3 enfants qui résidaient au Château de Gringuenier près de Durtal 49
Merci si vous savez quelquechose
Posted by: Dominique Budan de Russé | 14/04/2009 at 15:17
Je n'ai pas pu trouver aucun commentaire sur monsieur Jean Rene de Gaigneron, fils de Louis de Gaigneron et surtout ses soeurs Maude et Martha (soeurs de Jean). Je serais tres heureuse si quelqu'un pourrait me donner quelques informations.
Je vous remercie d'avance
Posted by: KEFALONITOU HELENE | 26/02/2009 at 23:09
Merci pour l'information sur le cousinage Kersabiec/Budan. Malgré l'examen d'une partie de la correspondance de Laure de Marolles nous n'avons pu trouver la trace d'une attache sentimentale. Or, Camille Mellinet nous la décrit comme une jeune femme particulièrement aimable. L'hypothèse d'un lien privilégié entre elle et Kersabiec (son voisin) nous a donc traversé l'esprit. C'est pourquoi nous poursuivrons l'examen de cette hypothèse romantique sans autre fondement, pour le moment. Sait-on qui a conçu la merveilleuse pierre tombale de Laure? L'épitaphe "Elle fut aimée de tous ceux qui la connurent" n'a pu être inspiré qu'à quelqu'un qui l'aimait beaucoup. NB/ la tombe de marbre blanc verdit (presque) sous les arbres du Grand Blottereau (propriété de Charles de Kersabiec).
Posted by: Château-Résidence de Bois-Briand | 28/08/2005 at 13:45
Charles de Kersabiec était tout simplement cousin par
sa mére Catherine Budan du
vivier à Rose Louise Cesarine Laure de Marolles,
fille de dame Rose Anne Budan.
Pourquoi donc ces interroga-
tions sur une possible intimitée ou amitiée tres
proche.
Il est vrai qu'à leur époque
le Bois-Briant était une honnéte maison familiale et non une maison de charme!
Posted by: yves de kersabiec | 25/08/2005 at 12:03