Ce document constitue la suite du compte-rendu des visites organisées par Nantes-Renaissance à Bois-Briand, le samedi 9 avril 2011.
Dans la première partie du document nous avons présenté le parcours pédagogique emprunté par les visiteurs avec pour fil conducteur: "Heureux à Nantes"!, le thème choisi par le groupe de "réflexion" d'adhérents de Nantes-Renaissance pour l'exercice 2010-2011.
Nous présentons, ici, la partie de la visite au cours de laquelle, le matin, notre ami German Amador a partagé avec nous son expérience d'élaboration d'une candidature "patrimoine immatériel" pour sa région de Colombie.
Enfin, nous présentons les réponses fournies par les participants au questionnaire proposé par la Région des Pays de la Loire et l'Observatoire de la Décision Publique dans le cadre de la consultation sur les nouveaux indicateurs de l'action publique.
Brève présentation du patrimoine immatériel
A l'occasion de cette première visite, nous avons bénéficié, le matin, d'une présentation du "Patrimoine immatériel" de l'Unesco par German Amador. German est colombien; avec les habitants de son village, il a lancé un travail d'inventaire des éléments caractéristiques du patrimoine immatériel de sa communauté. Il nous a expliqué en quoi le patrimoine "immatériel" se distingue du patrimoine "matériel".
Nous avons évoqué l'intérêt et les modalités d'une candidature régionale (Pays ligériens) à l'Unesco en matière de "patrimoine intangible ou immatériel" dans le domaine de l'"art de vivre".
Nous avons évoqué, alors, l'intérêt, pour notre région des Pays de la Loire et la Région Centre, d'un inventaire des actifs immatériels (centrés sur "l'art de vivre heureux").
Inventaire complémentaire du recensement ayant conduit au classement des paysages culturels de Chalonnes à Orléans au titre du Patrimoine Mondial.
Brève présentation de l'inventaire des richesses immatérielles des Pays de la Loire
Enfin, nous avons lancé un deuxième "chantier": l'inventaire des richesses immatérielles des Pays-de-la-Loire. Relayant, ainsi, l'initiative remarquable lancée par notre région.
http://www.paysdelaloire.fr/dossiers-thematiques/democratie-territoriale/
A la question: "Qu'est-ce que nous avons aujourd'hui et que nous n'avions pas, avant"', les participants, unanimes ont répondu:
- "L'accès aux berges des rivières", allusion à la Loi de 2006 sur au "marchepied" de 3,25 mètres destiné aux promeneurs et pêcheurs.
- "l'accès à davantage d'espaces verts", référence aux jardins publics et parcs aménagés, en ville et en extérieur. Le caractère un peu aseptisé des espaces publics fut, néanmoins, regretté.
- "l'accès à des monuments historiques privés tels que Bois-Briand"; la référence à la politique d'ouverture des membres de l'association www.demeure-historique.org
A la question: "Qu'est-ce que nous avions avant et que nous n'avons plus, maintenant"?, les participants ont répondu:
"Le jardin à la française de Bois-Briand qui a été remplacé par un lotissement (par une décision du Maire)"
"Je me souviens, lorsque nous passions, route de Sainte-Luce, nous découvrions le manoir et son orangerie tout au bout de l'allée qui partait de la station de bus "Bois des Anses". Aujourd'hui, c'est une annexe de la Communauté Urbaine qui a pris, pour elle, la belle vue qui était offerte à tous les citoyens"
"Les vieux ouvriers maraîchers qui ont vu leur jardin exproprié par les bureaux de la Ville ont failli disparaître"
"La transformation d'un miroir d'eau du XVIIème siècle en une mare à canards est un phénomène encore plus rare que ce bassin, pourtant exceptionnel, de 100 mètres de long".
A la question: "Qu'est-ce que nous avons et que nous devons absolument préserver"? les participants répondirent:
"Nous devons pouvoir conserver des propriétés comme celle-là, au complet; c'est à dire, aussi bien la ferme, le poulailler, le travail de pierre sèche encore visible dans les "communs"
"La "démolition" malheureuse des murs en pierre sèche du miroir d'eau (qui avaient traversé les siècles) est bien dommage. On imagine combien ces murs devaient être magnifiques.
le constat de la nécessité d'une pédagogie du respect de témoignages aussi rares du génie humain.
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