A - comme...Accueil dans la cour d’honneur prés du bassin circulaire
Présentation de la façade de style composite
Evocation de l’histoire de son édification en trois phases : le manoir médiéval de 1405 (au centre), l’extension « classique » de 1699 (au nord), l’extension de la chapelle de 1771 transformée en orangerie (au sud).
Explication des dimensions de la façade: 33,
3 mètres
de long au centre d’un côté du jardin à la française formant, lui-même, un carré de
100 mètres
de côté.
B - comme... Bois-Briand vu de la bibliothèque et du haut du perron
Les visiteurs sont invités à pénétrer dans la maison en gravissant la volée de marches du perron et franchissant la double porte-fenêtre vitrée.
Le format de la cour : la cour médiévale, la cour « classique » carrée pavée de pierres dressées, la cour « XVIIIème siècle » rectangulaire décorée par le bassin circulaire amenée du jardin à la française.
Le système hydraulique : le toît et son coyaux destiné à projeter l’eau de pluie au delà de la base des murs (éviter l’humidification des murs), présentation de la pente du sol pavé destinée à évacuer les eaux du Nord-Est vers l’égoût du Sud-Ouest de la cour classique. Description de l’égoût en pierres de granit mis à jour en 2003. L’égoût évacue les eaux de pluie et les eaux usées vers le ruisseau de l’Aubinière situé en contrebas.
Rappel des inondations du XVème siècle à l’origine du changement de niveau du rez de chaussée : les habitants du Moyen-Âge vivaient au niveau de la cave, en rez-de –chaussée. Après les inondations de la Loire du milieu du XVème siècle, les habitants s’installent au premier étage, murent les portes et fenêtres de l’ancien rez-de-chaussée et construisent un talus pour constituer le nouveau rez-de chaussée.
Explication des jardins
Le jardin « hors-sol » des XVIIème et XVIIème siècle constitué d’orangers, citronniers et palmiers en bacs. Le système de jardin d’hiver dans l’orangerie. Le jardin romantique « à l’anglaise » planté en périphérie de la cour ovale et rectangulaire créée au XVIIIème siècle à partir de la cour carrée du XVIIème siècle.
Détail de l’ordonnancement de la façade médiévale : la tour demi-hors-œuvre, son entrée percée au sud face à la statue simiesque du diable, la coursière du premier étage remplacée par un couloir, la porte voûtée de la cave, en granit
Présentation du vocabulaire architectural de la façade « classique » : le toît d’ardoise et son ???coyaux ??? permettant d’éloigner les projections d’eau de pluie tombée du toît, les lucarnes de tuffeau supprimées au XXème siècle (visibles sur
la façade Est
) désignées par les ruptures de la corniche, elle-même en tuffeau, les imposantes porte-fenêtres et leurs balcons de fer forgé, les sous-bassements de la maison, en granit, le corps en schiste et les décors en tuffeau.
Présentation de la porte de la cour du XVIIème siècle percée puis rebouchée dans le mur d’enceinte aboutissant à l’orangerie. Détail du dessin de la voûte, rappel de la construction de la maison, en 1405, à la confluence de l’Aubinière et de
la Loire. Rappel
des fonctions de la porte d’accès sud.
C - comme "Côté-Sud": le jardin potager
Les visiteurs sont invités à sortir de la maison par l’entrée principale et à se rendre dans le jardin potager, face à la façade sud.
Présentation de la façade médiévale, au sud-est : la grille médiévale fermant la fenêtre de la cuisine, l’échauguette demi-hors-œuvre (un quart est observé depuis le jardin, un deuxième quart sera observé depuis l’intérieur de l’orangerie).
Présentation de la façade « classique » de l’orangerie, au sud-ouest : les trois croisées en plein cintre, leur décor de tuffeau, l’ancien percement propre à la chapelle d’origine, la toîture d’ardoise. Rappel des trois fonctions successives du bâtiment : chapelle de 1771 à 1789, écurie pendant
la Révolution Française
, orangerie après la Révolution.
D - comme DIX-SEPT et XVIIème siècle: élargissement de la cour et « la maison du jardinier ».
Les visiteurs sont invités à pénétrer dans les pièces principales de « la maison du jardinier ».
Construite au XVIIème et XVIIIème siècle, cette construction a servi de protection, puis de logement pour les fermiers du château ; dans la deuxième moitié du XXème siècle, les ouvriers agricoles du maraîcher voisin y prirent la suite des fermiers.
Première pièce : l’ancienne allée transformée en cuisine
Présentation de la porte monumentale donnant sur
la Loire. Présentation
du caniveau assurant le déversement du trop-plein du bassin circulaire dans le caniveau médiéval de granit aboutissant au ruisseau de l’Aubinière.
Présentation du pavage de pierres dressées constituant l’allée menant du château à
la Loire. Ce
chemin a été fermé par la Municipalité à l’occasion de la construction d’une extension de la mairie de la Ville de Nantes dans la Zone d’Aménagement Concertée dite de « Bois-Briand 2 ».
Présentation du manteau en ruine de la cheminée construite sur le mur barrant l’accès à la porte du XVIIème siècle.
Deuxième pièce : le pressoir
Rappel de la vocation viticole de la propriété
Présentation de la meule découverte à l’occasion des fouilles des années 2003/4
Présentation des autres usages des meules et moulins.
Présentation des percements récents destinés à aérer la pièce.
Troisième pièce : habitation
Rappel du mode d’habitation des familles de fermiers et ouvriers agricoles. Le rôle du lit-clos, en Bretagne, le rôle de la cheminée, le rôle de l’étable, à proximité de l’habitation
Pièces suivantes : en cours de restauration
Présentation des modes d’habitat récent : l’arrivée de la troupe « Royal de Luxe » et de son entreprise satellite « La machine ». Présentation des locataires venus travailler pour ces entreprises culturelles. Présentation des locataires actuels : passionnés de jardins et de retour à un mode de vie plus proche de la nature.
E – comme "Encore un p'tit coup"? à la « guinguette »
Face à la maison du jardinier, présentation de « la guinguette » ou « la chapelle »
Les visiteurs sont invités à pénétrer dans l’annexe de la maison du jardinier.
Cet ancien garage en fibro-ciment abrite les outils des jardiniers ainsi qu’une collection (toujours à jour…) de bouteilles de Muscadet.
Visite sensorielle
La tradition du partage de la bouteille avec un seul verre, entre hommes, est évoquée, geste à l’appui. Chaque visiteur est invité à goûter au vin du Pays Nantais.
La présentation des crus locaux est l’occasion de rappeler la fonction viticole de la propriété.
Les derniers rangs de vigne encore présents sont désignés, à trois-cent mètres de là.
Plusieurs propriétés viticoles encore en activité sont présentées en même temps qu’une invitation à les visiter.
La présentation sonore de l’athmosphère des rencontres populaires est réalisée dans l’annexe de la « maison du jardinier » à partir d’enregistrements.
Le costume du garde-champêtre du village voisin de Sainte-Luce sur Loire est présenté en même temps que les outils des jardiniers.
Cette présentation des outils des jardiniers est l’occasion de faire la transition avec la présentation des jardiniers passés et présents du potager de Bois-Briand.
F – comme "Fleurs d'oranger" et autres parfums: l’orangerie de Bois-Briand
Depuis l’orangerie, on observe distinctement les rangs du potager. Chacun exprime la personnalité de son propre jardinier.
Les jardiniers retraités, issus des familles de journaliers agricoles. Adeptes d’une culture intensive qu’ils ont pratiquée avec de nombreux produits chimiques, toute leur vie, ils assurent une subsistance à deux générations. Enfants et petits-enfants viennent, trois à quatre fois par an, assister le grand-père, au moment de la récolte.
Les jardiniers voisins du quartier. Adeptes de méthodes anciennes, réputées sans pesticide, ils (elles) pratiquent la combinaison de cultures complémentaires, l’enrichissement de la terre par des fertilisants naturels, etc.
Le jardin de fleurs coupées (« bouquetier ») est distingué du verger (en re-création) et du potager.
La vocation de verger de Bois-Briand est annoncée. Elle sera développée lors de la présentation du four à fruits situé dans « les communs ». La tradition des pommes et poires tapées y est détaillée avec dégustation de pommes tapées.
La visite de l’orangerie permet de rappeler les trois « époques » du bâtiment : la chapelle et sa consécration en 1771, l’écurie des « révolutionnaires » et les percées du début du XVIIIème siècle attribuées à la famille américaine Gaigneron de Marolles.
La fonction de jardin d’hiver de l’orangerie est illustrée par la présence de palmiers, bananiers, caféiers et orangers.
Le bénitier et son robinet de cuivre sont présentés avec leur histoire (coquillage de taille extraordinaire en provenance de Madagascar). Le piano Bechstein est présenté en même temps que l’histoire artistique de Bois-Briand.
Visite sensorielle
La présentation de quelques artistes ayant vécu ou séjourné ici fait l’objet d’une écoute de chansons et la présentation d’archives photographiques.
En particulier, l’histoire de Laure Gaigneron de Marolles, harpiste américaine dont la famille a financé quelques unes des expéditions de Lafayette, l’histoire des peintres du XIXème et début du XXème siècle dont les oeuvres ont été abritées dans l’orangerie, l’histoire de Elie Barouh, rebaptisé « Pierre » par les fermiers vendéens qui l’ont caché, pendant la guerre, écoute de la chanson « Des ronds dans l’eau », « A bicyclette », « Un homme et une femme », chansons souvent interprétées par l’auteur-compositeur, lui-même, à l’occasion de l’un de ses nombreux séjours à Bois-Briand. Présentation des artistes du milieu artistique d’avant-garde japonais en représentation dans la même orangerie avec leur mentor, Pierre Barouh. Présentation des peintres, céramistes et photographes contemporains exposant dans l’orangerie.
Visite olfactive et tactile
Les fleurs d’oranger, de caféier et autres plantes présentes dans l’orangerie sont présentées aux visiteurs. Le parfum et la texture des fleurs sont appréciées par les visiteurs. Cette démonstration est l’occasion de fréquents échanges entre jardiniers amateurs.
De l’orangerie les visiteurs sont invités à passer à la cave dont l’entrée se situe au pied de la tour.
G – comme... vins de Garde dans la cave médiévale
Rappel de la migration des habitants du Moyen-âge du niveau de la cave à celui du premier étage (l’actuel rez-de-chaussée). Présentation des portes et fenêtres murées au XVème siècle. Détail des corbeaux rappelant la présence des cheminées médiévales.
Dans la cave, présentation du caractère « moderne » de la propriété et de son exploitation à travers les âges : la fonction d’armateur adoptée par l’association des maraîchers pour armer des péniches et des bateaux de dragage pour ramener de la Loire du sable que l’on déversera dan les champs de carottes et autres légumes, au XXème siècle, la fonction de d’adducteurs d’eau permettant aux mêmes maraîchers et à leurs successeurs d’alimenter en eau Bois-Briand. Présentation des tuyauteries anciennes aboutissant au système sophistiqué de triple filtrage de l’eau pour la rendre potable.
Toujours au chapitre de la « modernité », présentation du dispositif électronique de chauffage du sol de l’orangerie pour maintenir hors gel les plantes tropicales (rappel du système précédent de chauffage par un poêle) ; présentation de la batterie de chaudières destinées à chauffer l’ensemble de l’édifice.
« Modernité » des protections installées par les soldats allemands pendant leur séjour à Bois-Briand : la cave anti-bombardements américains. Rappel du tournage d’un film dans cette cave.
La fonction des matériaux : la terre battue, pour assurer le drainage de l’eau, le chêne pour assurer la protection contre les insectes, le granit pour assurer la protection contre le feu, le tuffeau pour assurer l’élégance du décor.
De la cave on se rend dans le jardin à la française
Installés à l’extrémité du jardin à la française on fait face à la façade classique.
H – comme H...la bibliothèque
Les visiteurs sont invités à entrer dans la bibliothèque.
Rappel des règles et du vocabulaire de la grammaire architecturale du XVIIème siècle : la fausse symétrie, le respect du nombre d’or, l’élégance des formes basée sur une maîtrise des mathématiques de l’architecture (de l’Antiquité grècque au XIXème néo-classique, en passant par le Moyen-äge des Compagnons et la Renaissance des « philosophes » (Leonard de Vinci).
Rappel des règles et du vocabulaire de la grammaire des jardins. Le rôle des terrasses pour asseoir les édifices dans une perspective (le rôle des terrasses recréées au XXème siècle pour achever le projet avorté de jardin du XVIIème siècle). Le rôle des glacis, des bosquets, des plantations de fruitiers en espalier.
Visite sensorielle
A l’intérieur de la bibliothèque sont présentés quelques ouvrages rares (éditions originales, dédicaces, épreuves d’artiste, livres d’artiste, …). Le long des murs, de part et d’autre de la porte-fenêtre débouchant sur le jardin à la française, le tuffeau, récemment décapé, laisse apparaître le décor champêtre peint au XVIIème siècle. Les visiteurs sont invités à apprécier du plat de la main le caractère duveteux de ce calcaire tendre. Le dessin du canal – miroir d’eau annonce la prochaine visite du jardin à la française récemment préempté par la Ville de Nantes pour en faire un jardin public.
Les visiteurs sont, ensuite, invités à entrer dans le grand-salon
I – comme I...Le grand-salon
Les proportions d’origine (XVIIème siècle) ayant été conservées, pour cette pièce, les visiteurs sont invités à apprécier le volume et la lumière résultant du choix de grandes dimensions pour les ouvertures.
Visite sensorielle
La collection d’affiches du peintre, illustrateur et publicitaire
Jean Mercier
est l’occasion de rappeler la vision heureuse de la vallée de la Loire par les peintres et poètes.
Plusieurs chansons traditionnelles et poètes de la Pléiade sont présentées sous la forme d’enregistrements sonores et de représentations illustrées par
Jean Mercier
pour la couverture des menus des paquebots de
la Compagnie Transatlantique.
Les visiteurs sont invités à quitter le grand-salon pour le hall d’entrée nord.
Installés dans ce hall, les visiteurs découvrent un symbole guerrier, évocateur des Guerres fratricides de Vendée : une pique estampillée « Armée Nationale » croisant une hache emmanchée sur une pique (arme des paysans vendées insurgés).
Ils découvrent, ensuite, le très bel escalier XVIIème. Celui-ci est présenté en même temps que le contexte stylistique des arts décoratifs du Grand Siècle.
J – comme... J...la chambre du nord
Les visiteurs se rendent dans la chambre du nord.
La cheminée et sa plaque sont présentées dans leur contexte étymologique. La plaque présente une couronne de feuillage éclairée de l’intérieur par un soleil radieux. Cette étymologie de « Bois » « Brillant » est l’occasion de rappeler les principales étapes de l’écriture de Bois-Brillant à Bois-Briand en passant par Bois-Briant et Bois-Brient.
Dans cette chambre vivait, voici moins d’un siècle, « un vieil oncle » tandis que le reste de l’étage était occupé par le propriétaire exploitant
la propriété. Son
fils aîné vivait à l’étage avec ses enfants non encore mariés tandis qu’au deuxième étage vivaient trois ménages de domestiques : une jeune bonne, une gouvernante âgée et un couple sur lequel nous ne disposons pas de détails. Cette présentation démographique de l’occupation des lieux permet de rappeler que ces grandes maisons n’étaient pas dévolues qu’à un seul ménage mais à plusieurs générations de familles liées les unes aux autres par les liens du sang, de la hiérarchie professionnelle ou de l’histoire.
De la chambre du nord, les visiteurs sont invités à rejoindre l’extrémité sud du couloir ; ils traversent le grand-salon, l’antichambre de la bibliothèque, le couloir, pour aboutir dans « la chambre de Laure de Marolles ».
K – comme K....la chambre de Laure
Cette chambre est située dans la partie médiévale de
la maison. Elle
comporte des plafonds peints révélant deux motifs curieux : une évocation de paysages martiniquais (mornes et rivages, plantations et toîts créoles, palmiers) et le dessin déjà observé, dans la bibliothèque, du canal-miroir d’eau.
Visite sensorielle
Les visiteurs sont invités à apprécier du plat de la main, la qualité des tapisseries du XVIIème siècle qui recouvrent l’assise des fauteuils. Le décor typique de cette époque est resitué dans le contexte des grandes découvertes et voyages de l’époque.
L – comme L...le couloir de la partie médiévale
Le couloir fait l’objet d’importantes restaurations, tant des décors de tuffeau que des huisseries, des sols et de l’électricité (remise aux normes).
Depuis le couloir, les visiteurs sont invités à découvrir le mail de tilleul typique des jardins néo-classiques du début du XIXème siècle. Cette composition régulière horizontale reprend le modèle vertical de la grille médiévale qui ferme la fenêtre de la cuisine voisine.
Visite sensorielle
Cette déclinaison esthétique sur le thème de symétrie et de la perspective est l’occasion de rappeler l’évolution des théories esthétiques de la Renaissance (reprise des théories de l’Antiquité Grèque) au Grand-Siècle, à celui des Lumières et au XIXème, moins régulier.
Ce mouvement de balancier de la rigueur à la fantaisie est illustré par les divers jardins créés par les propriétaires successifs de Bois-Briand.
Le parfum des tilleuls, des violettes et des roses revenues à l’état sauvage est un des plaisirs rares de cette découverte du mail de tilleul.
M – la cuisine médiévale
La visite de la cuisine
La cuisine est l’une des pièces les plus populaires de
la maison. Elle
fait l’objet d’une première visite après la découverte du mail de tilleul. Ceci afin de faire apprécier les qualités plastiques de la monumentale grille médiévale qui barre la fenêtre ouverte sur la Loire.
N – La tour
De la cuisine, les visiteurs sont invités à sortir dans la cour afin d’emprunter la porte percée à la base de
la cour. En
entrant dans celle-ci, les visiteurs sont laissés sans commentaire jusqu’à ce qu’ils aient dépassé la statue simiesque du Diable. Ils sont interpellés et interrogés, alors, sur ce qu’ils ont vus. Rares sont ceux qui ont remarqué cette statue typique des entrées de maison forte du Moyen-Âge. L’explication est, alors, fournie : la statue n’est vue que par les ennemis animés de mauvaises intentions. Ils repartent, alors, terrorisés par cette vision de l’Enfer. Les autres (tous les visiteurs, généralement….) ne remarquent pas cette statue effrayante.
O – le couloir du premier étage
Arrivés au premier étage, les visiteurs sont invités à découvrir le dispositif du couloir, invité au XIXème siècle pour faire place à la coursière de bois qui désservait, à l’origine, les chambres.
Le couloir débouche sur une large percée d’où les visiteurs découvrent les vignobles du Sud-Loire, la parcelle de vigne encore présente à quelques centaines de mètres, le mail de tilleul.
P - Visite de « la chambre de Charles »
Typique du décor Empire, la chambre est constituée d’une alcôve dont le modèle, à la Malmaison, est présenté aux visiteurs dans l’ouvrage « L’Art de Vivre à la Malmaison ». Le mobilier Empire présent dans cette chambre d’hôte est présenté dans le contexte stylistique de l’époque : l’usage de l’acajou, du cuivre et du laiton, les lignes pures, droites et symétriques, le décor exotique inspiré des Campagnes d’Egypte.
Le décor simple de la bibliothèque et des cloisons de planches à peines équarries rappelle le caractère simple et rural de la maison jusqu’à son inclusion dans une Zone d’Aménagement Concerté.
Q - Visite de « la chambre de Paul »
Cette pièce bénéficie d’un décor médiéval d’origine très rare sur la ville de Nantes : coussièges et échauguette, porte à décor en pli de serviette, ferronnerie du XVème siècle.
Elle comporte également des tommettes du XVIIème siècle, typiques dans leurs dimensions (10cm X 10cm) et leur couleur.
L’ancienne porte débouchant sur la coursière ayant été murée, son dessin est désigné aux visiteurs qui comprennent, ainsi, mieux, le rôle de la coursière médiévale et son avantage (en termes de préservation de la double exposition des pièces sans couloir).
Les visiteurs se rendent, ensuite, dans « la chambre de Marie »
R – la chambre de Marie
La chambre de Marie a perdu ses proportions lors de récentes reconfigurations. Elle comporte deux atouts : un joli décor de balcon XVIIème et une cheminée monumentale de marbre noir.
De « la chambre de Marie », les visiteurs se rendent au deuxième étage.
S – les parties communes et greniers du deuxième étage
Les sols du premier comme du deuxième étage sont recouverts de terres cuites XVIIIème communément désignées par le terme de terres cuites.
La visite du deuxième étage est l’occasion de découvrir une charpente spectaculaire. Celle-ci s’apprécie dans toutes les pièces qui n’ont pas fait l’objet, encore, d’une isolation. Cette dernière, recourant au chanvre et à la chaux, est souvent en piètre état. Ceci permet aux visiteurs d’en découvrir la composition et le mode de construction dans les pièces d’habitation (seules isolées).
Les graffitis des couvreurs et charpentiers sont découverts progressivement par les visiteurs qui éprouvent beaucoup de plaisir à ce jeu de la devinette et de
la découverte. La
tradition d’usage de pseudonymes par les Compagnons du Devoir est illustrée par de nombreuses inscriptions dont les plus anciennes sont datées du XVIIème siècle.
T – les logements du deuxième étage
L’histoire du personnel domestique est rappelée dans ces « chambres de bonne » éloignées des parties bourgeoises et aristocratiques du château. L’évolution des rapports complexes entre maîtres et domestiques est évoquée en rappelant l’historique du peuplement du château.
L’histoire des 7 maires de Nantes issus de
la famille Charrette. L
’histoire des Charrette de Bois-Briant devenus Charrette de la Contrie (branche d’où sera issu le Général Vendéen Athanase). L’histoire du président à la Cour des Comptes Le Meneust des Treilles, celle de son descendant, émigré à Saint-Domingue. L’histoire des Gaigneron de Marolles et de
la jeune Laure
, artiste américaine dont la famille finança quelques unes des expéditions de Lafayette.
U – l’escalier XVIIème siècle de bois
Les visiteurs sont invités à descendre du deuxième étage en empruntant l’escalier de bois du nord.
Arrivés dans la cour d’honneur, les visiteurs découvrent le caniveau creusé au XVIIIème siècle dans la cour pavée du siècle précédent. Du puits médiéval au bassin circulaire situé au centre de la cour d’honneur, le circuit d’adduction d’eau est décrit avec mention du tuyau de plomb installé au moment du remblaiement de la cour au XIXème siècle.
Les visiteurs franchissent le portillon commandant l’entrée de la basse-cour.
Arrivés dans cette cour des communs, les visiteurs sont invités à apprécier l’esthétique de la façade des communs.
Les deux périodes (XVIIIème et XIXème siècle) sont expliquées tandis que les visiteurs se rendent dans l’orangerie des communs.
V - L’orangerie des communs
Installés dans cette vaste pièce les visiteurs apprécient la vue sur le château. Ils découvrent le décor néo-classique de cette construction de style italianisant popularisé à Clisson par le sculpteur Lemot. Le vocabulaire architectural néo-classique est présenté dans le contexte historique des Guerres Napoléonniennes d’Italie. L’architecture rurale « à l’italienne » faisant l’objet d’une présentation remarquable à
La Garenne Lemot
, nous invitons nos visiteurs à visiter La Maison du Jardinier et la Villa néo-classique de Lemot.
La fonction originelle de la pièce n’a jamais été vraiment trouvée. S’agissait-il d’un lieu pour mettre en conserve les pommes poires tapées ? d’un temple franc-maçon ? d’une orangerie ? la pièce était utilisée pour le nettoyage et le conditionnement des légumes dans les années 1990.
W - L’écurie, la sellerie, le bûcher, le cellier, les greniers
Ces pièces sont parcourues par les visiteurs qui y découvrent une architecture et un décor restés intacts depuis trois siècles.
X - La buanderie
Le four à fruits et les outils de déshydratation des pommes tapées font l’objet d’une présentation spécifique dans l’atelier transformé (plus tard) en buanderie.
L’histoire de l’alimentation des marins est rappelée en même temps que le passé portuaire de Nantes et le passé colonial de plusieurs des propriétaires successifs de Bois-Briand.
L’histoire de la fabrication des pommes tapées est rappelée en présentant le fruitier (étagère du XVIIIème où étaient placés les fruits), le chaudron (pour ébouillanter les fruits et faciliter leur épluchage), le four (sans cheminée) où étaient déshydratées les pommes et poires.
Y - Les logements du personnel
10 familles vivaient dans le bâtiment des communs. Chacune bénéficiait d’une pièce commune débouchant sur le grenier à grain (à l’étage) et l’étable (au rez-de-chaussée).
Tous les logements étaient conçus de la même façon. L’un d’entre-eux est présenté aux visiteurs. Ils découvrent la cheminée et son manteau de briques rosées, le plafond de torchis isolant, les poutres de chêne.
Visite sensorielle
De nombreux visiteurs souhaitent connaître l’histoire récente de la rénovation des logements du personnel. C’est pourquoi nous avons enregistré l’architecte de cette réalisation. La retransmission sonore de ce commentaire est accessible sur le site internet www.bois-briand.com et mis à la disposition des visiteurs sur un baladeur iPod MP4.
Z - Les deux ateliers
Deux ateliers ferment le bâtiment des communs, à l’ouest. Ils ne comportent pas de détail architectural ou de référence historique.
Pour terminer la visite de la cour des communs, le dessin originel de celle-ci est rappelé : les visiteurs sont invités à découvrir la trace des percements du XVIIIème siècle dans le mur d’enceinte. Le plan en U des communs est rappelé en même temps que l’histoire récente de la démolition de la moitié des bâtiments, celle de la réfection des toitures (de tuile en ardoise) par les anciens occupants allemands, à la fin de
la Deuxième Guerre
Mondiale
et celle de la plantation récente des arbres à l’emplacement des bâtiments d’origine.
Les visiteurs sont invités à rejoindre
la grille XVIIIème
commandant l’entrée de la cour d’honneur. Présentation de « La demi-lune » constituée par la convergence des trois allées menant à Bois-Briand. Le rappel des dimensions d’origine de la propriété permet de raconter le morcellement progressif de celle-ci dans un passé récent.
L’histoire du développement économique de la ville, mal maîtrisé par les aménageurs successifs : Chambre de Commerce, Municipalité, Société d’Aménagement saute aux yeux des visiteurs sans qu’il soit besoin de commenter outre mesure.
Le décor de la grille est mis en perspective de celui des balcons, récemment restaurés. L’histoire des ferronneries nantaises, illustré par l’ouvrage d’Yves Merlant, est rappelée à cette occasion en rappelant le rôle joué par Voruz et, plus récemment, de la Rozière et ses formidables « machines de l’île ».
L’entrée dans la cour d’honneur est l’occasion d’apprécier la cohérence chromatique des plans vertical et horizontal :
le sable
de Loire est à l’origine de la terre où sont cultivés les fruits et les légumes, le même sable, à l’état de gravier, décore les allées tandis que
le sable
le plus fin se retrouve, coloré en rose à la brique pilée, entre les blocs de tuffeau. Le même rose pigmente l’enduit de l’orangerie datant du XVIIIème siècle.
Option pour la dernière partie de la visite : la cuisine médiévale
La visite de la propriété s’achève fréquemment avec une deuxième visite de la cuisine médiévale. La cheminée massive rappelle le mode de cuisson de la nourriture et celui de chauffage.
Visite sensorielle
Les visiteurs sont invités à apprécier le parfum d’un entremets ou d’une pâtisserie en cours de cuisson. Installés au coin du feu, ils partagent une préparation de la maison tandis qu’ils échangent questions, réponses et points de vue sur la visite.
Au moment de prendre congé, les mêmes visiteurs apprécient, souvent, de passer par l’orangerie voisine. Ce passage est l’occasion d’apprécier le contraste saisissant entre la lumière violente qui inonde l’orangerie et la pénombre de la cuisine, éclairée par la lumière mouvante des flammes du foyer.
Les visiteurs repartent avec une documentation touristique sur
la Communauté Urbaine, le Pays Nantais, la Loire-Atlantique et la Région des Pays de la Loire.
Option pour la dernière partie de la visite : le canal-miroir d’eau et ses théâtres de verdure.
Un canal de 100 mètres de long ferme le jardin à la française. Ce dernier ayant été transformé en lotissement à l’initiative de la Municipalité, le bassin a été préempté par cette dernière. Elle y a fait réaliser des travaux de restauration par une association d’insertion.
Les visiteurs sont invités à découvrir ce bassin ainsi que la rivière de l’Aubinière et le bois menant à la place du village de Sainte-Luce sur Loire.
La vision du château depuis le miroir d’eau est l’occasion d’apprécier cet effet d’optique cher aux hobereaux du XVIIème siècle inspirés par Versailles. A nouveau, le vocabulaire de l’architecture des jardins est décliné à l’envi, à l’occasion de cette visite. De même, le discours sur l’aménagement urbain se trouve illustré d’exemples spectaculaires et récents.
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